NoirEs sous surveillance

NoirEs sous surveillance
Robyn Maynard
Mémoire d’Encrier

Résumé 

La vérité a souvent un goût amer. Nous ne savons comment accepter nos histoires. Faut-il s’en tenir aux faits et dire la vérité ? Cet ouvrage monumental si richement documenté est précieux, il nous tire de l’oubli et du silence. Que savons-nous de l’esclavage au Canada ? Que savons-nous de la répression exercée sur les femmes et les hommes noirs ? Que savons-nous du racisme systémique ? Que savons-nous de la détresse des Autochtones, des sans-papiers, des personnes réfugiées ? Enfin fort peu… Parce que l’État construit et déconstruit les récits à travers les institutions. Les citoyen.ne.s sont ainsi condamné.e.s à reproduire une histoire qui nous échappe.

Biographie de l’auteure

Militante communautaire de longue date, Robyn Maynard s’implique dans les mouvements contre le profilage racial, la violence policière, la détention et la déportation depuis plus d’une décennie.

Elle a écrit dans le Washington Post,World Policy JournalToronto StarGazette de Montréalet dans le Canadian Women’s Studies Journal. Elle a aussi publié un essai paru dans la revue Maisonneuvequi a mérité la distinction d’ « essai le plus lu » de 2017. Ses contributions et textes sur les enjeux de la race, du genre et sur la discrimination sont enseignés au Canada et aux États-Unis. Elle est sollicitée pour son expertise par les médias locaux, nationaux et internationaux, y compris The Guardian, le Globe and Mail, ainsi que le Groupe de travail des Nations Unies sur les personnes d’ascendance africaine.

Commentaire du comité

Un brillant essai qui réussit à la fois à être érudit et bien vulgarisé, très référencé, mais toujours clair! Une excellente revue qui analyse, historiquement et sociologiquement, de très nombreuses statistiques à l’appui, le polissage des corps noirs au Canada avec une bonne représentation de toutes les provinces et de (malheureusement) très nombreux cas à l’appui. Cet essai est aussi une excellente introduction au racisme systémique et à l’intersectionnalité des oppressions. On ne ressort pas indemne d’une telle lecture. (Nicolas· Longtin-Martel de la Librairie L’Euguélionne à Montréal)